Il suffit pour s'en convaincre de constater qu'il est présent sur tous les continents et que cette présence — sur tous les marchés et dans toutes les foires — remplit la fonction d'un label et d'une garantie pour les instances susceptibles de s'en recommander. Car le "contemporain" n'est pas seulement le prédicat auquel l'art est supposé répondre ; il est également synonyme d'un dépassement de frontières caractéristiques d'une globalisation assumée, en même temps que d'un état du monde placé sous les lois de la compétition et du marché.

Jean-Pierre Cometti, La nouvelle aura, Économies de l'art et de la culture, Paris, Questions théoriques, collection Saggio Casino, 2016, p. 62.